Blagues Carambar : nulles, assumées, immortelles
Deux catégories de personnes : celles qui ont appris à lire dessus, et celles qui mentent. Le seul humour où viser bas est un métier, pas un accident.
Anatomie de la blague volontairement mauvaise
Un genre qui vise le soupir plutôt que le rire, et qui l'atteint avec une constance remarquable.
Une blague volontairement mauvaise
C'est sa raison d'être, et c'est ce qui la rend unique. On ne lit pas une Carambar pour rire. On la lit pour lever les yeux au ciel, soupirer bruyamment, puis la lire quand même à voix haute à la personne d'à côté – qui soupirera à son tour et la répétera à quelqu'un d'autre. C'est un jeu de mots à propagation virale, emballé dans du caramel.
Un patrimoine partagé, si, si
Des générations entières ont déchiffré ces devinettes en se décollant les molaires. Le jour où la marque a laissé entendre qu'elle pourrait les remplacer, la réaction a été la même de Lille à Montréal : on ne touche pas à ça. Il faut croire que la blague nulle fait partie de l'enfance de beaucoup de monde.
Comment les lire correctement
À voix haute, impérativement. Une Carambar lue en silence perd les trois quarts de son effet, qui repose entièrement sur la réaction consternée de l'auditoire.
Tu es en forme ? Enchaîne avec les jeux de mots et les combles, même famille, même mécanique, même soupir. Et si tu veux descendre encore d'un cran, la rubrique des blagues les plus nulles t'attend les bras ouverts.

